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Chronique de Doha (numéro 3)

  • Publié le 27 novembre 2012
SLC
  • Changement climatique
  • Gaz à effet de serre
  • Climat
  • Science et technologie

Chronique de Doha N° 3

3 décembre

Emmanuel Grenier (journaliste)

 

Vendredi 30 novembre, les délégués se sont réunis dans des groupes de contact, des consultations informelles et d'autres réunions de la Convention et des organes du Protocole. Dans la soirée, une séance plénière de bilan de la CdP s’est réunie sous la présidence de Hamad Al-Attiyah, qui a exhorté les parties à travailler dans un esprit de solidarité et à chercher des solutions créatives et pragmatiques, et leur a demandé de ne pas attendre la « dernière heure », vendredi 7 décembre, pour réaliser un accord.

Résumant le point où en sont les choses à ce stade des négociations, la secrétaire exécutive de la convention climat (la CCNUCC), Christiana Figueres, a déclaré lors d'une conférence de presse que «nous commençons maintenant à voir les fils à tresser ensemble pour parvenir à un accord la semaine prochaine ».

 

Samedi 1er décembre, la plupart des organes du Protocoles ont pourtant conclu leurs travaux sur une absence de consensus et sur la recommandation de poursuivre les consultations. Ainsi, le SBSTA (L'Organe subsidiaire de conseil scientifique et technologique) n’a pu conclure sur les questions méthodologiques liées aux substances comme le HCFC 22 et le HFC 23 (des substituts au CFC qui se sont révélé être de puissants gaz à effet de serre). Idem pour les émissions provenant du transport maritime et aérien international ou pour

De même, l’Organe subsidiaire pour la mise en application (SBI)  a transmis son rapport à la conférence des parties en aboutissant en signalant que, sur de nombreuses questions en suspens, il n’avait pu aboutir à un accord. Exception : l’adoption du « Programme de travail de Doha sur l'article 6 de la Convention ». L’article 6 traite de l’éducation, de la formation et de la sensibilisation du public.

 

Censure à Doha ?

Les Nations unies et les responsables qataris ont formellement interdit la distribution de communiqués, textes et brochures imprimés, sous prétexte d’économie de papier.

Dans Mediapart, Claude-Marie Vadrot raconte ainsi la mésaventure de Pierre Radanne :

« L’ancien directeur de l’Ademe a ainsi été interpellé par deux policiers des Nations unies : il glissait dans les boîtes à lettres des délégations une « note de décryptage»présentant en 90 pages les enjeux de Doha. Ce document en anglais ou en français qu’il distribue depuis des années est très apprécié par les scientifiques et les politiques du climat. Il a fallu l’intervention d’un haut responsable des Nations unies pour qu’il soit exceptionnellement autorisé à distribuer une centaine d’exemplaires de son étude. »

De même, Jean Jouzel  et d’autres experts scientifiques n’ont plus la possibilité de distribuer dans le Centre de conférence leurs plus récentes analyses pour inciter la société civile à faire pression sur les politiques.

voir aussi les articles précédents :
    Ouverture de la Conférence Climat de Doha  
    Chronique de Doha : jour 4

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