AccueilBase documentaireAlerte : la fonte accélérée de la banquise arctique témoigne de l'urgence d'agir pour le climat

Alerte : la fonte accélérée de la banquise arctique témoigne de l'urgence d'agir pour le climat

  • Publié le 16 octobre 2012
SLC
  • Changement climatique
  • Climat
  • Science et technologie

Sauvons Le Climat

octobre 2012

L'Arctique est particulièrement sensible aux évolutions du climat et de ce fait considérée par les altclimatologues comme une région test pour le réchauffement. L'étendue de la banquise arctique est suivie au jour le jour par satellite depuis 1999. Pendant le jour polaire boréal, de l'équinoxe de printemps à l'équinoxe d'automne, une partie de la banquise fond. Pendant la nuit polaire boréale, l'eau de mer gèle pour reformer la banquise. A la fin de l'été, en septembre, la banquise a atteint sa surface minimale annuelle. Depuis qu'existent les observations par satellite, on constate une diminution progressive de la surface restant couverte de glace en septembre, au taux moyen  de 13% par décennie de 1979 à 2012.

2012 a été marqué par le record absolu de faiblesse de la surface restant glacée en septembre : avec une surface de 3,41 millions de km2, elle est tombée 17% plus bas que son précédent record en 2007 et près de 50% en-dessous de la moyenne des minima des années 1979 à 2000. Contrairement à 2007, l'année du record précédent, 2012 n'a pas été marquée par des conditions météorologiques exceptionnelles dans l'Arctique. L'ampleur de la surface fondue est due à la faible épaisseur d'une très grande partie dealt la banquise, conséquence directe du réchauffement.

La diminution de la surface couverte de glace a des conséquences notables sur le climat : d'une part, la glace réfléchit 50 à 90% du rayonnement solaire incident, mais l'eau libre en absorbe plus de 90 % ; la fonte de la banquise contribue donc à réchauffer les eaux de surface et toutes les régions avoisinantes. D'autre part, du fait de la grande surface d'échange entre la mer et l'atmosphère, il y a une évaporation accrue qui peut suffire à perturber le fonctionnement du climat d'une grande partie de l'hémisphère nord, expliquant en particulier comment les épisodes froids des derniers hivers et les canicules des étés s'inscrivent dans le réchauffement climatique.

Ce maximum de fonte de 2012 ne suffit pas à prédire quand la glace de mer aura complètement disparu de la région en été, le climat a des soubresauts et ne se juge pas sur une année. Mais cette diminution forte de 2012 est un signal d'alarme : le réchauffement est en cours et nous devons faire tout ce qui est possible pour le limiter.

 

sources : National Snow and Ice Data Center nsidc.org

 

Mettez vos commentaires à ce communiqué sur le blog de Sauvons Le Climat

COMMUNIQUES

Imprimer E-mail