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Physique d’un site géologique de stockage de déchets nucléaires

Gérald OUZOUNIAN, Hervé NIFENECKER
  • Nucléaire

 

Gérald OUZOUNIAN, Hervé NIFENECKER : Physique d’un site géologique de stockage de déchets nucléaires

Notre position favorable au nucléaire est très souvent critiquée ou questionnée au nom du problème de stockage des déchets. Cette question est traitée en détail sur le site de l’ANDRA, particulièrement dans le rapport fourni à l’occasion du débat national sur la gestion des déchets nucléaires que vous pouvez trouver à l’adresse :

http://www.andra.fr/download/site-principal/document/dossier2005/D05A_266.pdf

Les documents de l’ANDRA montrent qu’il est tout à fait possible d’affirmer que la solution d’un stockage souterrain géologique des déchets de haute activité et de vie longue peut être pérenne et peut assurer que les populations les plus exposées ne seront jamais soumises à une irradiation additionnelle supérieure à une fraction de celle due à la radioactivité naturelle.

Mais les documents de l’ANDRA sont considérables et il ne nous semble pas évident d’y trouver les principes fondamentaux de fonctionnement d’un site de stockage géologique. C’est pourquoi nous présentons ici ces principes. Ce texte comporte un nombre important de formules mathématiques. Il s’adresse donc en priorité à des scientifiques. Mais les non scientifiques devraient pouvoir comprendre les principales étapes du raisonnement qui permet d’assurer que :

* Le plutonium et les actinides mineurs parcourent des distances d’au plus de l’ordre du mètre avant de disparaître. ils ne ressortiront jamais.

* L’uranium pourrait ressortir dans des centaines de millions d’années tout comme l’uranium qui se retrouve dans les rivières du fait de l’érosion

* L’Iode 129 ressortira sûrement dans quelques centaines de milliers d’années et le processus durera, lui-même, quelques centaines de milliers d’années

* Pour un site où l’on aurait stocké la totalité des HAVL produits par le parc français pendant 50 ans l’irradiation maximale reçue par la population à risque (vivant sur place et n’utilisant exclusivement que l’eau de la nappe phréatique) ne dépassera pas 1/10 de la radioactivité naturelle et, cela, dans quelques centaines de milliers d’années.

* Même des évènements du genre tremblement de terre ou glaciation ne modifient pas significativement ces résultats.

* A l’échelle de centaines de milliers d’années les mouvements tectoniques sont relativement faibles, sauf dans des endroits particuliers (Islande, par exemple)

* La dimension du site de stockage est fixée par le dégagement de chaleur des colis. D’où l’intérêt *économique* d’un retraitement poussé susceptible de permettre la transmutation des actinides mineurs

 

 

Lire le document "Le stockage des déchets nucléaires en site profond"

Ce texte est assez technique. Mais il nous a semblé nécessaire de décrire la physique d’un site de stockage géologique de déchets nucléaires qui permet de définir dans quelles conditions il s’agit d’une solution sûre

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