Notre scénario NEGATEP : l'éco-cohérence des choix énergétiques
Comment compter et évaluer les différentes énergies, et en particulier les énergies renouvelables : réflexions méthodologiques et exemples
P. Bacher – mai 2013
Résumé
Après avoir rappelé les concepts d’énergies primaires et d’énergies finales ainsi que les conventions qui les lient, tels qu’adoptées au niveau international, on montre leur inadaptation lorsque l’on veut évaluer l’efficacité énergétique et économique des systèmes énergétiques, en particulier ceux comportant plusieurs transformations d’une énergie dans une autre. En revanche, la méthodologie développée dans le rapport Vecteurs de l’Académie des technologies[1]se révèle parfaitement bien adaptée.
On illustre ce propos par deux exemples : les principales utilisations de la biomasse (limitées au secteur de l’énergie) et l’utilisation des pointes de production de l’électricité éolienne, par essence intermittente.
Cette méthode permet de bien identifier les principaux facteurs qu’il est indispensable de quantifier lorsque l’on veut évaluer la pertinence technico-économique de tel ou tel choix ; notamment les rendements thermodynamiques de chaque étape, les capitaux à investir et les facteurs de charge que l’on peut espérer, l’impact en matière de rejets de CO2.
Jusqu’à quand les gouvernements et leurs conseillers refuseront-ils de faire vraiment face à la réalité du réchauffement climatique?
Le seuil symbolique est atteint, la concentration du CO2 dans l’atmosphère de l’hémisphère nord atteint 400 parties par million à Mauna Loa (Hawaï), loin de toute source de pollution. Certes, ce n’est pas encore la moyenne annuelle, ce n’est pas encore la moyenne globale, c’est le pic saisonnier avant que la pousse de la végétation dans l’hémisphère nord ne fasse quelque peu décroitre cette valeur pour 6 mois. Mais c’est une valeur que l’homme n’a jamais connue, une valeur que la terre n’a pas connue depuis plusieurs millions d’années.
La conséquence de cette accumulation de CO2 est évidente : un réchauffement global déjà bien perçu avec tous les dérèglements climatiques et leurs conséquences : fonte massive de la banquise arctique, météorologie plus contrastée avec des évènements météorologiques violents plus fréquents1, montée du niveau de la mer, dérèglements de la végétation, migration de la faune …
Chaleur renouvelable, Conseil d’Etat et modalités d'application de la RT 2012
Par pure coïncidence, c’est au moment ou le Conseil d'Etat se prononce en faveur du recours déposé par le Gifam (Groupement interprofessionnel des fabricants d'équipements ménagers) visant à remettre en cause l'arrêté fixant les modalités d'application de la RT 2012 que Sauvons le Climat vient d’achever une nouvelle étude intitulée « Développer l’usage de la chaleur renouvelable ».
Cette étude démontre que la production de chaleur renouvelable est une méthode efficace qui permet d’atteindre l’objectif européen de 23 % d’énergie renouvelable dans des conditions économiques bien plus favorables que celles faisant appel aux énergies renouvelables électriques.
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L’Europe de l’énergie sera-t-elle allemande ?
Jacques Masurel, Président, et Hervé Nifenecker, Président d’honneur de Sauvons le Climat
Le rapport Gallois vient de souligner que la compétitivité de la France dépend aussi du prix de son électricité, rendant indésirable l’arrêt de Fessenheim et le maintien d’un soutien onéreux de la production d’électricité éolienne et photovoltaïque.
SLC est honoré de voir ses analyses reprises par ce grand industriel.
Les conditions dans lesquelles s'est fait le développement des énergies renouvelables en Europe sont d’ailleurs une illustration des raisons profondes de la perte de compétitivité de notre pays. Au début de la saga de l’éolien, les Danois, ayant définitivement renoncé au nucléaire, dépendaient presque uniquement du charbon pour produire leur électricité. Sensibles, avant d’autres, à la problématique du réchauffement climatique ils s’engagèrent dans le développement de l’éolien grâce à une « géniale » invention : l’obligation d’achat. Grâce à cette invention une brillante industrie éolienne danoise vit le jour.
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« Sauvons le Climat » acteur du débat sur la transition énergétique, autour d’un nouveau Président
Le collectif d’associations « Sauvons le Climat », largement engagé dans la lutte contre les changements climatiques, a tenu son Assemblée Générale annuelle à Vénissieux le 13 avril dernier. A cette occasion il a tenu à réaffirmer ses priorités, au moment où le débat national sur la transition énergétique se déroule sans mobiliser les foules.
« Sauvons le Climat » rappelle que la priorité absolue est de réduire les émissions de gaz à effet de serre en menant une « transition énergétique » où le réalisme économique et social doit l’emporter sur les approches idéologiques.
A cet effet il préconise que les options de « transition énergétique » retenues soient compatibles avec les capacités d’investissement des ménages, des entreprises ou des collectivités et ne conduisent pas à devoir remettre en question de façon excessive les libertés et les modes de vie de nos concitoyens. Il en résulte notamment que :
Le scénario ADEME est-il crédible ?
Les énergies renouvelables : quel potentiel d’ici 2025/2030 ?
Jean-Pierre Pervès, Claude Acket, Hubert Flocard, Hervé Nifenecker, Pierre Bacher
De nombreux documents préalables au débat sur la transition énergétique ont été publiés depuis quelques mois. Les divergences manifestes de leurs recommandations ne peuvent que renforcer l’inquiétude de voir s’enliser le débat à venir. Sauf bien sûr à considérer que son issue est déjà largement figée par la contrainte que constitue une promesse électorale (pas plus de 50% d’électricité nucléaire en 2025).
Tous ceux qui connaissent le monde de l’énergie savent que, sauf émergence d’une nouvelle réserve abondante et très bon marché, le système énergétique d’un pays ne peut évoluer que très lentement : un scénario présentant une baisse du nucléaire de 78 à 50% dans la production d’électricité en 13 ans n’est donc guère crédible quand on sait qu’il faut une dizaine d’années ou plus pour que tout nouveau projet d’envergure devienne opérationnel (construction d’une ligne haute tension ou d’un cycle combiné gaz en Bretagne).
Il est donc important d’analyser la publication par l’ADEME d’une synthèse de ses scénarios pour 2030 et 2050, car on peut supposer que le point de vue de l’ADEME est proche des positions de la ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie. Ce document apparaissant comme un catalogue des moyens possibles pour assurer la transition énergétique visée, sans contenir d’analyse technico-économique, il est aussi souhaitable de l’accompagner des conclusions de rapports plus étayés comme ceux de l’UFE et de la commission « Energie 2050 », et d’apporter quelques informations sur les conséquences financières du scénario ADEME. On peut également recommander une très intéressante analyse de la politique allemande (politique souvent présentée comme modèle à suivre) par le Centre d’analyse stratégique
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La doxa et l'expertise seront-elles conciliables dans la transition énergétique?
Gilbert Ruelle – Académie des technologies - Commission énergie et changement climatique
Une "transition énergétique", présentée comme l'expression d'un ressenti populaire fait partie des objectifs affichés par les gouvernements. Ce terme recouvre, selon les pays et les acteurs, un éventail de sens, allant d'une maîtrise améliorée de la consommation d''énergie à une sortie du nucléaire particulièrement évoquée depuis l'accident de Fukushima, en passant par un développement très poussé des énergies renouvelables, par le rêve ambitieux d'une réduction drastique des combustibles fossiles, ou de leurs émissions de CO2, et le développement de l'hydrogène-énergie.
Allemagne : un montant record payé pour l’électricité verte en 2012
Enerpresse du 9 janvier 2013 :« Selon des chiffres publiés le 7 janvier par le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ), la facture des consommateurs allemands d’électricité a représenté un montant record de plus de 20 milliards d’euros en ce qui concerne les seules fournitures d’origine renouvelable. Mais selon le journal, qui se base sur les données des quatre grands opérateurs de réseau, sur ce montant, la part correspondant spécifiquement à la valeur marchande de l’électricité en fonction de son prix sur la Bourse électrique ne représente que 2,9 mds€.
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Evolution de la politique énergétique allemande
L'article original est publié par l'APPA
Pierre Audigier, Ingénieur général des mines en retraite, membre du collectif Sauvons le Climat[1].
"Auf die Dauer gibt es so viele Profiteure der Windenergie, dass Sie keine Mehrheiten mehr finden, um das noch einzuschränken – à la longue, il y aura tellement de bénéficiaires de la politique en matière d’énergie éolienne qu’il deviendra impossible de trouver une majorité pour y mettre une borne.
Angela Merkel, le 29 octobre 2004, alors chef de la CDU et avant de devenir chancelière (hôtel Hyatt, Cologne).
La France est directement concernée par la politique énergétique allemande. Cet article traitera donc des dernières évolutions de cette politique avec un accent particulier là où l’enjeu est le plus important, c’est-à-dire sur l’électricité.
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Le "mix électrique" : son évolution peu réaliste dans le scénario ADEME 2030 - 2050
Hubert Flocard, Hervé Nifenecker, Jean Pierre Pervès - 26 décembre 2012
Résumé
Dans sa contribution à l’élaboration de visions énergétiques 2030-2050 l’ADEME propose un scénario de production d'électricité pour 2030. Elle prévoit de ramener à 32 GW la puissance nucléaire (soit une division par 2), et d'augmenter celle du parc des énergies renouvelables intermittentes (éolien et solaire photovoltaïque) à 79 GW, soit une multiplication par 7 par rapport à 2011. L’ADEME ne donne pas d’indications sur le coût d’une telle évolution et ne traite pas de la question de la gestion d’un parc intermittent aussi important.
« Sauvons le Climat » a tenté de remédier à ces carences en se basant, d’une part, sur une approche globale, et d’autre part, sur une simulation détaillée et réaliste de ce que seraient la production et la consommation en 2030, simulation qui respecte les valeurs globales de puissance et de production correspondant à la vision de l’ADEME.
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