Présentations de l'université d'été 2013 de Sauvons Le Climat à Aix en Provence

Conférence d'ouverture de la 6ème Université d'été de Sauvons le Climat :

 

 

Bernard SWINGHEDAUW - Docteur en Médecine, Docteur ès Sciences, Ancien interne des Hôpitaux de Paris, Directeur de Recheches émérite à l'INSERM, Hôpital Lariboisière - JLIB_HTML_CLOAKING :

Les impacts sanitaires du réchauffement climatique et de l'activité humaine - Pour une écologie globale de la santé

Présentation :

CONSEQUENCES SANITAIRES PREVISIBLES DU RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE
L’activité humaine est responsable d’un changement global de notre environnement (climat, biodiversité, polluants, dérivés nitrés…). Certaines des conséquences médicales
sont directement corrélées aux variations du thermomètre (pas toujours en plus), mais d’autres concernent l’émergence de nombreux risques et de plusieurs affections, maladies liées à l’âge, certaines maladies infectieuses, auto-immunes ou allergiques. L’élément le plus préoccupant est constitué par les modifications des communautés microbiennes du sol, de l’eau mais, aussi et surtout, celles qui colonisent notre tube digestif ou notre peau.

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Voir l'interview de Bernard Swinghedauw : http://youtu.be/tq6E06S1ygI

 

Vendredi 13 septembre 2013 :

 

André AURENGO - Professeur des Universités, Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique, membre du Haut Conseil de la Santé Publique - JLIB_HTML_CLOAKING :

Avantages et risques comparés pour la santé des différentes sources d'énergie

Présentation :

Au moment où est instauré un large débat sur la transition énergétique, les questions d’impact sanitaire des différentes source d’énergie sont presque absentes des débats.
Pourtant, les composantes sanitaires et environnementales de ce dossier sont nombreuses et elles ont un grand retentissement auprès du public et leur poids dans les
décisions pourrait être important.
Les liens entre la santé et l'énergie peuvent être directs, comme l'impact des déchets des filières de production d'électricité, ou encore indirects, par les conséquences
macroéconomiques des choix énergétiques. Cet exposé aborde cinq questions.
- L'impact sanitaire des centrales nucléaires en fonctionnement normal, en cas d'incident ou d'accident et l'impact sanitaire des déchets radioactifs. Dans ce cadre est posée la question des effets des très faibles doses de rayonnements ionisants reçues à très faible débit de dose. Ces doses sont elles susceptibles d'entraîner des cancers ? des effets héréditaires ? Il est important de faire le point de nos connaissances et de nos ignorances sur ce sujet trop souvent débattu sur un mode polémique.
- Les accidents de Tchernobyl et Fukushima. Une réaction émotionnelle à ces très graves accidents, reposant souvent sur des données sans fondement, est délibérément
recherchée par certains et largement relayée par les médias. Il est important que les conséquences sanitaires, réelles et supposées, de ces accidents soient réexaminées sans passion.
- Le transport de l'énergie électrique produite de manière centralisée (centrales nucléaires ou thermiques à flamme, grands barrages, grandes fermes éoliennes) par des lignes à très haute tension. Se pose ici la question d'éventuels effets sur la santé des champs électromagnétiques d’extrêmement basse fréquence classés par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) en "Possiblement cancérigènes" (2B). Que signifie ce classement et sur quoi repose-t-il ? Quelle est la solidité de nos connaissances épidémiologiques en ce domaine ? Quelle en est l'origine de ce type d'exposition et qui concerne-t-elle dans notre pays ?
- L'utilisation des énergies fossiles, principalement pour les transports et le chauffage a des conséquences sanitaires à travers la pollution atmosphérique et le réchauffement lié aux émissions de gaz à effet de serre. Les conséquences sanitaires de la pollution atmosphérique urbaine ont fait l'objet de plusieurs rapports officiels et on doit s'interroger sur l'ampleur de ces conséquences. Le réchauffement de la planète se traduit par l'extension possible de certaines maladies à vecteurs. Si des pays développés comme le nôtre ont peut-être les moyens de lutter contre les conséquences sanitaires et environnementales de ce réchauffement, des pays moins favorisés sont gravement
menacés. Ce débat traduit l'intrication entre les choix énergétiques nationaux et mondiaux et d'éventuels problèmes majeurs de santé publique.
- Enfin, les conséquences sanitaires de la précarité énergétique ne doivent pas être sousestimées. En effet, le plus grave risque pour la santé est de manquer d’énergie comme le montrent à des degrés divers le lien entre état sanitaire et dépense énergétique dans les pays en voie de développement, l’importance à la fois de la chaîne du froid et de la lutte contre les températures extrêmes, ainsi que les conséquences sanitaires des ruptures d’approvisionnement comme en connaissent certains pays.

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1ère partie / 2ème partie / 3ème partie / questions-réponses 1 / questions-réponses 2

Voir l'interview de André Aurengo : http://youtu.be/RB-7YIkYv5o

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Denis ZMIROU-NAVIER - Professeur des Universités, Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique, membre du Haut Conseil de la Santé Publique - JLIB_HTML_CLOAKING :

Pétrole et transports : effets sanitaires dus à la pollution atmosphérique des différents modes de transport


Présentation :

Dans les grandes cités françaises, les concentrations dans l’air ambiant des oxydes d’azote (NOx) et des particules fines ont tendance à stagner depuis une dizaine d’années,
singulièrement au voisinage des voiries à fort trafic. La France est ainsi, comme d’autres pays européens, sous la menace de lourdes sanctions de la Commission européenne
pour non respect des valeurs limites de ces indicateurs de qualité de l’air. Malgré les améliorations induites par des réglementations de sévérité croissante portant sur les
émissions unitaires des véhicules automobiles, voitures et camions, la croissance régulière du parc et son lent renouvellement, particulièrement pour la motorisation diesel,
ne permettent pas une baisse des émissions globales en site urbain.
- Or, l’impact sanitaire de la pollution atmosphérique est de mieux en mieux connu. Si la situation est sensiblement meilleure qu’il y a 20 ou 30 ans et, surtout, que dans les mégapoles des pays émergents, la menace pour la santé publique est encore sérieuse, avec des conséquences en termes d’espérance de vie qui peuvent atteindre plusieurs
mois dans des grandes villes françaises et près de deux ans dans d’autres métropoles européennes. Cet impact sur l’espérance de vie est la résultante d’une variété de
manifestations morbides à court et plus long terme qui peuvent affecter une vaste gamme de systèmes biologiques : les poumons (notamment inflammation des voies aériennes, déclenchement de crises d’asthme voire initiation de la maladie asthmatique, induction de cancers bronchiques …), le système cardiovasculaire (avec notamment accroissement du risque d’infarctus du myocarde), plus récemment la fonction de reproduction et les issues des grossesses (petit poids de naissance, prématurité et risque de décès néonatal) ont fait l’objet de nombreux travaux permettant d’établir les effets de différents polluants et indicateurs de pollution complexe associés aux émissions des transports recourant au pétrole (essence et gazole).
Ces transports contribuent substantiellement aux concentrations ambiantes des particules fines (par exemple de l’ordre de 45% des PM2.5 proches de grands boulevards parisiens ; deux à trois fois moins en situation de « fond urbain » ; ou 80% des particules ultrafines de carbone suie) ou des NOx.
La présentation étaiera et illustrera ces faits en s’appuyant sur les données récentes de la littérature et justifiera que la réduction de la pollution atmosphérique liée aux moyens de transport des personnes et des marchandises utilisant le pétrole et ses dérivés doit encore constituer un objectif majeur des politiques publiques de santé et d’environnement dans les pays avancés

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Introduction / 1ère partie / 2ème partie / 3ème partie / questions-réponses

Voir l'interview de Denis Zmirou-Navier : http://youtu.be/OI1_gtuNFc4

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Bruno GOFFE - Directeur de recherche CNRS CEREGE - Aix Marseille Université - JLIB_HTML_CLOAKING :

Les conséquences sanitaires de l'exploitation des gaz de schistes

Présentation :

Après une brève discussion sur les terminologies employées, la présentation abordera les conditions de formation des hydrocarbures conventionnels et non conventionnels
depuis la mort de la biomasse, jusqu’à la migration des huiles et gaz en passant par la maturation de la matière organique dans la roche mère en fonction de son origine terrestre ou marine et en fonction de son enfouissement. Les différents types de gisements de gaz seront décrit à savoir : les gaz conventionnels dans les réservoirs et non-conventionnels dans les réservoirs peu poreux et les gaz de roches mères (gaz de schistes, gaz de houille, gaz de mine). L’importance des ressources mondiales, européennes et françaises seront discutées.. Après une présentation de l’état de l’art dans les technologies actuelles d’exploitation par fracturation hydraulique et forages horizontaux, les impacts environnementaux avérés ou possibles seront décrit en distinguant les impacts environnementaux spécifiques aux gaz de schiste et ceux qui leurs sont non spécifiques.
Seront ainsi considérés : la consommation d’eau, les contaminations chimiques par les additifs ou par celles provenant du sous-sol ; les fuites de méthane observées et leurs origines possibles; l’occupation des sols et les questions de la séismicité induite et déclenchée en s’appuyant sur les exemples chiffrés provenant d’Amérique du Nord. Un état des lieux de la recherche publique en France sera présenté.

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1ère partie / 2ème partie / 3ème partie / 4ème partie / 5ème partie / 6ème partie / Questions-réponses

 

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Roland MASSE - Académie des technologies, Académie de Médecine - JLIB_HTML_CLOAKING :

Effets sanitaires des faibles doses de rayonnements ionisants

Présentation :

De manière consensuelle on parle de faibles doses pour des expositions corps entier cumulées inférieures à 100 mSv. Dans les populations, c’est la limite au dessus de
laquelle l’épidémiologie permet d’établir une augmentation de cancers directement liée à cette exposition. La population de référence est celle des survivants d’Hiroshima et
Nagasaki pour laquelle une relation entre la dose et l’effet est clairement démontrée.
Compte tenu des incertitudes, cette relation peut être décrite par une loi linéaire passant par l’origine. D’autres ajustements sont possibles mais à partir de concepts biologiques non validés datant des années 50 il a été postulé que la cancérisation des tissus était la conséquence directe d’un accroissement de mutations radioinduites et que cet accroissement devait obéir à une loi linéaire. Ainsi est ainsi née la théorie de la relation linéaire sans seuil (LNT des Anglo-Saxons) qui sert de base à la limitation des expositions en radioprotection.
Bien qu’il n’existe pas de preuve directe d’un excès de cancers au dessous de 100 mSv, imposer la LNT pour la mise en relation de l’observation de taux de cancers dans les
populations exposées avec ces les variations d’exposition aboutit à une évaluation d’un risque par unité de dose compatible avec celui dérivé des survivants japonais. Ceci même lorsque la population concernée fait nettement moins de cancers que la population générale (cas des travailleurs du nucléaire). Cette pratique a laissé croire que la réalité d’excès de cancers pour des doses de l’ordre de 10 mSv ou moins était démontrée, il n’en est rien. L’effet cancérogène des radiations ionisantes est très faible et le taux spontané du cancer est trop élevé pour qu’on puisse distinguer cette contribution si elle existe.
L’épidémiologie n’est pas moins impuissante à démontrer l’existence de seuils au dessous desquels aucun cancer ne serait dû à de faibles expositions. On n’observe pas d’excès de cancers en Iran, en Inde, en Chine au Brésil dans les populations soumises à de fortes expositions externes naturelles pouvant cumuler plusieurs centaines de mSv mais la puissance statistique de ces études ne permet pas d’exclure ce risque. On peut cependant remarquer que certaines données, environnementales ou professionnelles, suggèrent que non seulement il n’y a pas de risque attribuable mais qu’une certaine protection contre le cancer est conférée par de faibles expositions. Assez paradoxalement également les corrélations géographiques sont inverses entre exposition moyenne au radon et survenue de cancers du poumon ; il n’y a pas d’explication satisfaisante à cette observation car
lorsque les mesures individuelles d’exposition aux mêmes lieux sont acquises la corrélation est cette fois directe. Avec le radon cependant il s’agit toujours de fortes doses
réparties de manière hétérogène, non de faibles doses. Les populations de la vallée de la Techa soumises à une exposition chronique par les produits de fission confirment en outre qu’une dose ajoutée de plus de 100 mSv sur la vie est associée à un excès de cancer. L’accident de Tchernobyl n’a pas apporté de nouveau en matière de connaissances du risque des faibles doses, il a par contre rappelé l’importance des rejets d’iode sur les cancers de la thyroïde de l’enfant pour des doses équivalentes moyennes à la thyroïde de l’ordre de grandeur du Sv. Par ailleurs, plus de 500.000 intervenants sur site ont accumulé des doses moyennes, corps entier, de 100 mSv et constituent une nouvelle référence pour l’étude des effets tardifs. Actuellement il n’est pas observé chez eux d’augmentation globale des cancers mais certains groupes ont un excès de leucémies. Il n’a pas été observé d’accroissement des tumeurs autres que celles de la thyroïde dans les populations riveraines. L’accident de Fukushima a affecté de grandes populations évacuées mais les doses délivrées ont été maintenues faibles. Une enquête épidémiologique rigoureuse planifiée sur plus de 2 millions de résidents permettra de faire le bilan des effets radioinduits, s’ils existent, et surtout des conséquences indirectes dues aux perturbations induites par la gestion de l’accident. Cette dimension qui fait défaut à Tchernobyl a permis des évaluations très fantaisistes d’effets sanitaires attribués aux rayonnements ionisants bien qu’ils n’obéissent à aucune relation dose effet.

Il ne faudrait pas conclure que de petites doses ne font rien. Les études de biologie cellulaire et moléculaire montrent qu’on peut identifier à partir de quelques microsieverts
les atteintes ciblées de molécules sensibles et les conséquences qui peuvent en résulter sur le maintien de l’intégrité tissulaire et sur la cancérisation. Ces phénomènes sont extrêmement complexes, ne répondent pas à une loi linéaire, ils conduisent parfois à des relations dose effet non monotones et les mécanismes de défense au meilleur coût sont privilégiés.
En conclusion, s'il existe encore beaucoup à apprendre des faibles doses pour la connaissance de l’adaptation cellulaire au stress, l’impact sanitaire qui leur est attribuable
demeure très limité et ne peut être remis en cause. Les conclusions des rapports ExternE de l’Union Européenne restent fondées, elles établissent, par rapport à l’ensemble des sources primaires d’énergie que l’énergie nucléaire est particulièrement économe en matière de santé de l’homme, toutes situations prises en compte. Ce n’est pas le cas du charbon et de la biomasse.

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1ère partie / 2ème partie / 3ème partie / 4ème partie / 5ème partie / Questions-réponses

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Anne PERRIN - Présidente de la section "Rayonnements non ionisants" de la Société Française de Radioprotection -

JLIB_HTML_CLOAKING :

Conséquences sanitaires des champs électromagnétiques haute fréquence -

Effets des rayonnements électromagnétiques radiofréquence, cas de la téléphonie mobile

Présentation :


Les ondes (ou rayonnements) électromagnétiques naturelles ou artificielles sont mises à profit dans de multiples applications technologiques et font partie de notre environnement depuis le début du siècle dernier. Les communications sans fil reposent sur l’utilisation des radiofréquences (RF) situées essentiellement dans une gamme de fréquence qui va de 100 MHz à 5 GHz.
Une véritable révolution a eu lieu dans le domaine des technologies sans fil : téléphonie, Wifi, Bluetooth, étiquettes RFID… avec l’explosion de leur usage dans la vie quotidienne. En particulier, il y eu un déploiement massif des systèmes de téléphonie cellulaire de 2ième génération dits 2G (GSM1) en 1993, puis UMTS2 (3G) vers 2003, avec maintenant près de cinq milliards d’utilisateurs dans le monde (environ 73 % de la population).

Parallèlement, des incertitudes, des rumeurs et des craintes sont apparues concernant de possibles effets sur la santé, notamment quant à l’induction de cancers. Depuis une vingtaine d’années, les radiofréquences font l’objet de débats quant à l’existence ou non d’effets sanitaires en dessous des seuils d’exposition réglementaires en vigueur pour le public.
Les radiofréquences ont donc suscité un effort de recherche considérable et mondial durant cette période. C’est surtout la téléphonie mobile qui a engendré ce questionnement
du fait de sa diffusion massive, et du positionnement de l’appareil contre la tête durant les communications. L’incertitude alimente la controverse et le sujet est largement repris par la société civile et par les médias.
Dès lors, il est intéressant de considérer que parallèlement aux progrès de la technologie,
la notion de risque a évolué dans la société moderne pour de multiples raisons. La perception du risque apparait comme une variable complexe pour chaque individu. Elle ne peut être dissociée de la question de l’information, ni de celle de la confiance du public dans les expertises et les institutions.
Dans ce contexte, cette présentation sera l’occasion de faire le point sur l’état des connaissances concernant les effets des RF, sur la façon dont le risque est évalué, et sur
les normes de sécurité sanitaires en vigueur. Ce parcours conduira naturellement à envisager aussi la question d’un point de vue sociétal, tout en abordant les problématiques
liées à la place du risque dans notre société.


1/ GSM : Global System for Mobile Communications, système de deuxième génération (2G), émettant en
Europe aux fréquences de 900 MHz ou 1800 MHz.
1/ UMTS : Universal Mobile Telecommunications System, système de troisième génération (3G), émettant
dans diverses bandes de fréquences notamment 2100 MHz et 900 MHz en Europe.

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Introduction / 1ère partie / 2ème partie / 3ème partie

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Martine SOUQUE - Docteur en médecine, Service des études médicales EDF - JLIB_HTML_CLOAKING :

Conséquences sanitaires des champs électromagnétiques basse fréquence -

Champs électriques et magnétiques 50 Hz : Quels effets sur la santé ?

Présentation :


Les champs électriques et magnétiques (CE&M) de fréquence 50 Hz sont produits par le courant électrique : lignes de transport de l’électricité, alimentation électrique des trains, certains systèmes antivol et les utilisations domestiques : micro-ordinateur, couverture chauffante, rasoir électrique, appareils électroménagers…
La question de leur innocuité pour la santé a été posée dans les années 1970 par une étude épidémiologique. Elle a donné lieu à un effort de recherche biologique et
épidémiologique sans précédent en santé environnementale. Ces recherches ont été complétées par des expertises collectives pluridisciplinaires internationales qui ont analysé les données publiées et conduit une évaluation du risque sanitaire. De ces expertises, des recommandations pour limiter les expositions ont été émises par des organismes internationaux tels que l’ICNIRP (International Commission on Non Ionizing Radiation Protection http://www.icnirp.de ) et l’IEEE (Institute of Electrical and Electronics Engineers http://www.ieee.org )
Pour des raisons physiques, l’essentiel des travaux a été consacré au seul champ magnétique. Le niveau d’énergie quantique de ces champs est de plusieurs ordres de
grandeur, inférieur aux niveaux d’énergie naturellement présents dans l’organisme. Les études de toxicologie animale conduites par différentes équipes internationales suivant les bonnes pratiques de laboratoire et à des niveaux d’exposition atteignant 5 000 μT pendant 24 mois, n’ont montré aucun effet toxique, aucun effet tératogène, ni aucun effet sur l’initiation ou la promotion de tumeurs. Aucun mécanisme d’action biologique sur le vivant n’a été démontré et aucun mécanisme n’est biophysiquement plausible en dessous de 5 mT. En exposition professionnelle, les études épidémiologiques n’ont pas montré d’augmentation du risque de cancer, ni d’autres manifestations pathologiques. En exposition résidentielle chez l’adulte, les études épidémiologiques n’ont pas montré de risque accru de cancer, de maladie cardio-vasculaire ou de maladie psychiatrique. Chez l’enfant, certaines études épidémiologiques ont montré une association statistique entre le risque de leucémie et des expositions résidentielles moyennes d’un niveau
inhabituellement élevé (≥0,4 μT), d’occurrence rare en Europe où l’exposition moyenne résidentielle varie entre 0,01 à 0,1 μT. Sur ces bases, le Centre International de
Recherches sur le Cancer (CIRC) a classé l’exposition au champ magnétique en classe 2B, comme cancérogène possible (tout comme le café). C'est-à-dire que l’on a des
indications limités (limited evidence) de cancérogénicité chez l’homme et insuffisantes chez l’animal mais que des biais, des facteurs de confusion ou le fait que les résultats
soient obtenus par hasard ne sont pas exclus et ne permettent pas de tirer une conclusion.
Une association statistique ne signifie pas que la causalité soit établie. Notamment, la possibilité de biais méthodologiques en épidémiologie, la non prise en compte des
incertitudes.

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1ère partie / 2ème partie / 3ème partie / Questions-réponses

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Laure PIZAY - Chargée de Mission, Maîtrise de l'énergie ECOPOLENERGIE Gardanne - laure.pizay@ecopolenergie :

Energie et précarité, quelles solutions ? - Précarité énergétique et santé

Présentation :

Le phénomène de précarité énergétique n’est pas récent. Cependant, son introduction dans les préoccupations publiques l’est bien plus, puisque ce n’est qu’en 2010, que cette notion est inscrite dans la loi Grenelle II, sous la définition suivante : « Est en situation de précarité énergétique, une personne qui éprouve des difficultés particulières à disposer de la fourniture d’énergie nécessaire à la satisfaction de ses besoins élémentaires en raison de l’inadaptation de ses ressources ou de ses conditions d’habitat ». Quelles que soient les raisons qui provoquent cette situation : faibles revenus, logement passoire impossible à chauffer convenablement, vétusté des installations…, un logement mal chauffé, mal ventilé, se détériorera rapidement, entraînant le ménage dans un cercle vicieux et dégradant petit à petit ses conditions de vie à l’intérieur du logement.
Aujourd’hui, on estime qu’en France 4 millions de foyers sont touchés par la précarité énergétique. Ce phénomène peut recouvrir une multitude de réalités pouvant avoir des
impacts très divers et variés. Il en est une qui, jusqu’à présent, a été très peu étudiée : c’est le lien qui existe entre l’énergie dans le logement et la santé des occupants.
Pourtant, depuis plus de 20 ans, la Grande Bretagne, l’un des pays les plus avancés sur ces politiques, place la question de la santé comme un axe d’entrée prioritaire devant
alerter sur des situations de précarité énergétique. Alertée par la surmortalité hivernale, les pathologies récurrentes type asthmes, maladies respiratoires, rhinite, l’OMS a réalisé en 2009 une étude qui fait aujourd’hui référence dans le domaine. En France, une première étude menée entre 2011 et 2013 par le GEFOSAT et la Fondation Abbé Pierre établit un lien direct entre précarité énergétique et santé.
Comment et pourquoi un logement devient-il dangereux pour ses occupants ? Quels sont les donneurs d’alertes à intégrer systématiquement dans le repérage de ménages en
précarité énergétique ? Quels pourraient être les impacts financiers du lien entre précarité énergétique et santé ? Quelles sont les solutions existantes pour limiter ce phénomène ?
Quels sont les enjeux de la précarité énergétique pour demain ?

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1ère partie / 2ème partie  / questions-réponses 1 / questions-réponses 2

Voir l'interview de Laure Pizay : http://youtu.be/DyVVKDmMQuQ

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Daniel BOY - Sociologue au Cevipof Sciences Po - JLIB_HTML_CLOAKING :

Recherche scientifique, choix énergétiques et opinion publique -

Réchauffement climatique et perception des énergies

Présentation :


Comment le public se représente-t-il les problèmes liés à l'utilisation de l'énergie ? Quelles sont, pour le public, les causes du réchauffement climatique ? La perception de ces phénomènes a-t-elle varié au cours des dernières années ? Certains phénomènes fortement médiatisés tels que l'échec de la conférence de Copenhague (2009) ou les controverses sur le climat ont-ils influencé les perceptions du public ? Quelles régulations publiques le public est-il prêt à accepter pour contribuer à une modération ou à une meilleure utilisation de l'énergie? Quelles sont pour le public les performances (efficacité, coût, disponibilité) des différentes sources d'énergie ? Quels sont en regard, les risques perçus quant à l'utilisation de ces mêmes énergies (émissions de CO², pollutions, craintes des accidents) ? Plus spécifiquement, comment a évolué ces dernières années la perception de l'énergie nucléaire dans un contexte marqué par l'accident de Fukushima et par l'annonce d'un débat public consacré à la transition énergétique ? Dans quelle mesure l'utilisation de certaines sources d'énergie génère-t-elle des craintes en matière de santé publique ?
Notre intervention lors de la conférence de “Sauvons Le Climat " cherchera à répondre à ces questions en utilisant conjointement plusieurs données d'enquête. Il n'existe pas en effet, à notre connaissance d'enquête récente consacrée exclusivement ou principalement au thème énergie / santé. Faute de disposer d'un matériel adéquat plusieurs données peuvent être utilisées. C'est d'abord la base de données réunie par l'ADEME, c'est à dire un sondage effectué chaque année depuis l'année 2000 auprès d'un échantillon représentatif de la population Française centré sur les représentations sociales de l'effet de serre et du changement climatique. C'est ensuite la série des enquêtes sur les attitudes des Français à l'égard de la science et notamment de la plus récente (2012) dans lesquelles ont été régulièrement mesurées les attitudes à l'égard des risques technologiques impliquant l'utilisation de différentes sources d'énergie (dont le nucléaire).
Ces données pourront être complétées ponctuellement par des enquêtes sur la perception des énergies renouvelables.

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1ère partie / 2ème partie  / 3ème partie questions-réponses 1 / questions-réponses 2

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Samedi 14 septembre 2012 :

 

Marcel JUFER - Professeur honoraire, Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne -
JLIB_HTML_CLOAKING :

L'électricité est-elle le vecteur énergie de l'avenir pour la santé publique ?

Présentation :


Energie électrique
La chaîne électrique, de la production au consommateur, implique conversion, transport et distribution. De façon générale, l’électricité joue un rôle de vecteur, équilibrant production et consommation, avec une quasi-impossibilité de stockage direct.
Elle n’est en aucun cas une source directe de production d’énergie telle que pétrole, charbon, gaz, gaz de schiste, biogaz, bois, uranium, hydraulique et autres énergies
renouvelables.
L’électricité est seule à permettre de multiples formes finales de consommation de l’énergie : travail, électrochimie, chauffage, transport, traitement de l’information, etc.
Introduction du concept et rôle de l’exergie.
Détermination des densités d’énergie hydropneumatique, électromagnétique et électrostatique, dans un but de comparaison et de façon à définir certaines limites. Mise
en évidence des conséquences des ordres de grandeur.
Les divers usages actuels de l’électricité en termes principaux d’énergie et de traitement de l’information conduisent à un rôle croisé de l’énergie et de la communication.
Apports directs de l’électricité à la santé
La contribution de l’électricité est très diverse au monde de la santé : mesures, diagnostic, surveillance, rayons X, radiographie, RMN, IRM, appareillage de stimulation et prothèses, assistances, etc. Le cerveau et le projet européen Blue Brain
Apports indirects à la santé
Vecteur énergie propre et doublement réversible qui permet d’éliminer une part importante de la pollution diffuse, non maîtrisable.
Ouverture vers le domaine des transports : de la batterie à la super-capacité, associée au transfert d’énergie sans contact. Vers un transport électrique souple.
Des exemples concrets seront donnés sur des solutions futures dans les domaines du transport et de la santé

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Voir l'interview de Marcel Jufer : http://youtu.be/NCpgLrObIDs

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Paul MATHIS - Ancien chef de la section Bioénergétique du CEA Saclay - mathis.paul@orange.f

Avantages et inconvénients pour la santé de la biomasse - Biomasse et Santé


Présentation :


Energie renouvelable, provenant du soleil (via la photosynthèse des plantes), la biomasse apparaît à première vue comme la source d’énergie la plus propre. Qu’en est-il en réalité ?
Un rappel portera sur les sources de biomasse (la forêt, les cultures, les déchets) et sur ses multiples usages (alimentation, matériau, chimie, énergie). Comme source d’énergie,
la biomasse est sollicitée pour la production de chaleur, d’électricité ou de carburants. Ces usages, et les problèmes associés, sont très variables selon les régions, au niveau
mondial.
A la source des problèmes sanitaires, il y a surtout les particules carbonées résultant d’une mauvaise combustion et les gaz résultant de réactions de molécules toxiques :
- Les particules carbonées. Comment se forment-elles ? Quel est leur impact sanitaire ?
- Les gaz nocifs. Lesquels ? Comment se forment-ils ? Quel est leur impact sanitaire ?
Quelques cas exemplaires seront abordés :
La cuisson dans les pays pauvres du Sud.
Une bonne combustion du bois nécessite une température élevée, qui est loin d’être atteinte dans les fourneaux rudimentaires utilisés dans les pays pauvres. Conséquences :
il faut beaucoup de bois (rendement très faible) pour un résultat médiocre ; et fort dégagement de fumées qui entraînent des maladies oculaires et respiratoires, surtout
chez les femmes. 1 à 2 millions de décès chaque année ? Ce problème majeur pourrait être résolu par l’amélioration des foyers ou l’utilisation de charbon de bois.
Le chauffage au bois.
En France, comme dans de nombreux pays développés, la moitié des ménages pratiquent le chauffage au bois-bûche, souvent dans de mauvaises conditions, comme les
cheminées à foyer ouvert. On obtient alors un mauvais rendement de combustion et l’émission de fumées, avec les problèmes sanitaires déjà mentionnés. La question sera
discutée en fonction du type de foyer et de combustible.
Les incinérateurs.
Des études épidémiologiques ont montré que les anciens incinérateurs d’ordures ménagères émettaient des polluants dangereux provenant pour partie de la biomasse
brûlée. Cela a nécessité l’imposition de règles strictes d’émissions de polluants. La solution de ce problème permettra de tirer un parti des bois souillés de récupération dont
le potentiel énergétique est très important.
Les biocarburants.

Les carburants pétroliers utilisés dans les transports sont à l’origine de l’émission de particules et de gaz dangereux pour la santé. Comment se présentent le biodiesel et le
bioéthanol par rapport aux carburants pétroliers ? La situation n’est pas claire et il faut se méfier d’affirmations qui pourraient être influencées par certains lobbies. Certains résultats indiquent que le biodiesel émet moins de particules que le gazole, et que l’éthanol, sous forme de E85, serait la source de plus de composés précurseurs d’ozone que l’essence.
L’utilisation de biométhane (Bio-GNV) pourrait se révéler favorable au plan sanitaire, en particulier grâce à une forte réduction des émissions de particules.

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Alain VAVASSEUR - Directeur de recherche à l'Institut de Biologie Environnementale et Biotechnologies au CEA de Cadarache - JLIB_HTML_CLOAKING :

Dépollution des sols et des eaux par concentration dans des plantes : applications à la chimie et au nucléaire

Enjeux et limites de la remédiation des métaux lourds et radionucléides

Présentation :


La bioremédiation est une branche des biotechnologies utilisant des mécanismes physiologiques naturels ou détournés pour traiter des problèmes environnementaux. Les
agents biologiques utilisés dans ce cadre peuvent être de simples molécules organiques, comme de l’ADN, des anticorps ou des organismes vivants ou morts (bactéries, algues,
champignons, plantes supérieures). Plus spécifiquement la phytoremédiation consiste en l’utilisation des plantes pour décontaminer des sols ou des eaux polluées. Contrairement aux polluants organiques tels que les PCB, TNT, TCE, qui peuvent être métabolisés par les microorganismes du sol ou le métabolisme racinaire des plantes, les radionucléides comme la plupart des métaux lourds ne peuvent être dégradés. De ce fait, les stratégies de bioremédiation concernant les radionucléides vont consister en (i) leur
stabilisation/minéralisation afin de diminuer leur biodisponibilité grâce à un changement de leur état redox, (ii) en leur extraction du sol en utilisant les mécanismes nutritifs de plantes, (iii) en leur extraction de solutions polluées en utilisant les propriétés de “piège à cations” des parois végétales. En comparaison des méthodes physico-chimiques classiquement utilisées pour la décontamination des sols qui conduisent à sa déstructuration et à une forte diminution de sa fertilité et de sa productivité, la bioremédiation est considérée comme une technique « verte » respectueuse de l’environnement. Un atout important de cette technique est également son coût bien inférieur à celui des techniques traditionnelles de décontamination. Par contre cette technique ne peut être appliquée dans l’urgence car les durées de traitement s’étalent sur plusieurs années voir décennies en fonction du degré de pollution et les recherches actuelles portent essentiellement sur l’optimisation de ce temps de traitement. Différents exemples de bioremédiation des métaux lourds et radionucléides in situ seront présentés et les aspects négatifs et positifs de cette technique débattus.

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Michel GAUTHIER - Ancien responsable des études Mécanique des fluides, Alsthom - JLIB_HTML_CLOAKING :

Froid, chauffage, santé

Présentation :


Le froid tue. Il tue brutalement par hypothermie, il tue sournoisement en usant graduellement l’organisme. Nous examinerons en premier lieu pourquoi et comment le
froid est néfaste, ce qui fait que se protéger du froid est un besoin vital.
Par temps froid aujourd’hui nous passons la plus grande partie de notre temps dans des espace clos : logements, bureaux, commerces, écoles, lieux de loisir, etc.
Sans précautions particulières, ces espaces se révèlent insalubres.
La première raison est l’insuffisance ou l’excès d’humidité. Ces deux cas provoquent directement et indirectement des pathologies multiples, assez souvent bénignes chez
l’adulte en bonne santé, mais parfois graves chez l’enfant, les personnes âgées ou certains malades chroniques. Le contrôle et la régulation de l’humidité devraient être
systématiques, alors que c’est l’exception.
La seconde raison est l’accumulation de produits délétères dans les espaces clos. On en
dénombre des centaines. Depuis deux à trois décennies, la prévalence des maladies respiratoires a considérablement augmenté. Mais ce n’est que depuis une dizaine
d’années que ce phénomène retient l’attention et l’étude précise des relations de causes à effets reste fragmentaire, du moins pour les contaminants d’origine chimique, les plus nombreux.
Les techniques d’isolation font de rapides progrès, notamment grâce à une meilleure prise en compte des modes de transmission de la chaleur à travers les différentes parois des locaux.
Les types de chauffage individuels sont variés. Bien que de gros progrès aient été réalisés ces dernières années, ces systèmes restent plus polluants et moins performants que les chauffages collectifs. Ils requièrent une surveillance et un entretien qui est assez fréquemment négligé ce qui dégrade les performances et accroit les risques sur la santé.
Le chauffage par radiateurs électriques est particulièrement développé en France. Il n’est économiquement plaidable que pour l’électricité d’origine nucléaire.
Une meilleure solution de chauffage électrique est le recours aux pompes à chaleur. Il existe toute une famille de systèmes de chauffage les utilisant. Ils sont surtout adaptés
aux maisons individuelles. Les systèmes actuels sont performants et efficaces, en particulier lorsqu’ils sont couplés à la géothermie.
Quand les locaux bénéficient d’un chauffage collectif, les nuisances liées à la production de l’énergie sont loin des lieux d’habitation et concernent donc le problème plus général de la pollution de l’air extérieur.
Ces solutions sont d’autant plus performantes que les unités sont plus importantes et modernes. Les réseaux de chauffage, malheureusement assez peu développés en France représentent la meilleure solution, tant sur le plan énergétique, que du respect des normes environnementales et de leur capacité de s’adapter à l’évolution des coûts des différents combustibles. Nous en présenterons un exemple.
Nous conclurons par un certain nombre de recommandations pour développer de bonnes pratiques afin de profiter au mieux de l’ensemble des technologies actuellement
disponibles.

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Introduction / 1ère partie / 2ème partie  / 3ème partie /  questions-réponses 1 / questions-réponses 2

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Hubert FLOCARD - Directeur de recherche CNRS retraité :

Synthèse des présentations et ouverture vers la future transition énergétique

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1ère partie / 2ème partie / 3ème partie / 4ème partie / questions-réponses 1 / questions-réponses 2 / questions-réponses 3 / questions-réponses 4

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Yves BRECHET - Académie des Sciences, Haut Commissaire au Commissariat à l'énergie Atomique et aux énergies alternatives :

Conclusions

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Voir l'interview de Yves Brechet : http://youtu.be/YgZ_LYROyEE

 

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