Dépollution des sols et des eaux par concentration dans des plantes : applications à la chimie et au nucléaire

Energie et santé : les comptes-rendus de la 6ème université d'été de Sauvons le climat

 

Alain VAVASSEUR - Directeur de recherche à l'Institut de Biologie Environnementale et Biotechnologies au CEA de Cadarache - JLIB_HTML_CLOAKING :

Dépollution des sols et des eaux par concentration dans des plantes : applications à la chimie et au nucléaire

Enjeux et limites de la remédiation des métaux lourds et radionucléides

Présentation :


La bioremédiation est une branche des biotechnologies utilisant des mécanismes physiologiques naturels ou détournés pour traiter des problèmes environnementaux. Les
agents biologiques utilisés dans ce cadre peuvent être de simples molécules organiques, comme de l’ADN, des anticorps ou des organismes vivants ou morts (bactéries, algues,
champignons, plantes supérieures). Plus spécifiquement la phytoremédiation consiste en l’utilisation des plantes pour décontaminer des sols ou des eaux polluées. Contrairement aux polluants organiques tels que les PCB, TNT, TCE, qui peuvent être métabolisés par les microorganismes du sol ou le métabolisme racinaire des plantes, les radionucléides comme la plupart des métaux lourds ne peuvent être dégradés. De ce fait, les stratégies de bioremédiation concernant les radionucléides vont consister en (i) leur
stabilisation/minéralisation afin de diminuer leur biodisponibilité grâce à un changement de leur état redox, (ii) en leur extraction du sol en utilisant les mécanismes nutritifs de plantes, (iii) en leur extraction de solutions polluées en utilisant les propriétés de “piège à cations” des parois végétales. En comparaison des méthodes physico-chimiques classiquement utilisées pour la décontamination des sols qui conduisent à sa déstructuration et à une forte diminution de sa fertilité et de sa productivité, la bioremédiation est considérée comme une technique « verte » respectueuse de l’environnement. Un atout important de cette technique est également son coût bien inférieur à celui des techniques traditionnelles de décontamination. Par contre cette technique ne peut être appliquée dans l’urgence car les durées de traitement s’étalent sur plusieurs années voir décennies en fonction du degré de pollution et les recherches actuelles portent essentiellement sur l’optimisation de ce temps de traitement. Différents exemples de bioremédiation des métaux lourds et radionucléides in situ seront présentés et les aspects négatifs et positifs de cette technique débattus.

Ecouter l'enregistrement audio

Voir le diaporama  (accès réservé aux adhérents)

 

Les actes de l'université seront publiés par l'APPA dans sa revue "Pollution Atmosphérique"

Informations supplémentaires