Eoliennes : arrêtons le gaspillage

Pierre Audigier, Patrice Cahart, Denis de Kergorlay

Résumé

La France est déjà excédentaire en électricité ; elle exporte, en net, et à perte, 11% de sa production. Si l’éolien continue de se développer, au-delà des implantations déjà décidées, à quoi servira l’excédent supplémentaire ? À réduire la production thermique française ? Elle est déjà tombée bien bas. À éliminer les centrales allemandes à charbon ? C’est techniquement très malaisé, et la France, qui n’est en rien responsable de ces centrales, ne saurait sacrifier, à cause d’elles, ses paysages et ses finances. À  remplacer une partie de la production nucléaire ? Du point de vue de la lutte pour le climat, cela ne présenterait aucun intérêt ; une énergie sans carbone se substituerait à une autre énergie sans carbone.

Or l’essor de l’éolien coûte cher, financièrement (prix garantis, insertion dans le réseau électrique) et en termes de patrimoine (dégradation tant des paysages que des monuments). Pour atteindre les objectifs de la loi de « transition énergétique », il faudrait changer radicalement l’aspect de nos campagnes. Et donc remettre en cause les potentialités touristiques, ainsi que le cadre de vie des Français. De toute façon, la France n’aura pas les moyens, au cours des vingt ans qui viennent, de lutter efficacement contre la dégradation du climat tout en remplaçant une grande partie de son potentiel nucléaire. C’est la première de ces actions qui doit être préférée.

Il importe donc de supprimer les prix éoliens garantis, et de réserver les implantations supplémentaires d’éoliennes à des zones sans intérêt paysager ni monumental. La lutte pour le climat doit être poursuivie par d’autres voies ; elles ne manquent pas.

 

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