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La responsabilité des candidats Europe Ecologie - Les Verts :

Regarder la vérité en face

 

Depuis la catastrophe de Fukushima, le courant écologique s’est renforcé, en particulier en France, et la sortie du nucléaire est redevenue sa toute  première priorité.

 

Une partie significative de la gauche semble le suivre dans cette voie.  Les chances d’un succès de cette dernière en 2012 sont réelles et, dans cette éventualité, les écologistes joueraient un rôle crucial. La primaire organisée par Europe Ecologie - Les Verts va désigner un candidat de cette formation à l’élection présidentielle. Quel que soit le candidat finalement choisi il lui faudra tenir un langage de vérité sur la sortie du nucléaire.

 

La sortie du nucléaire, qui viendrait s’ajouter – on ne peut en attendre moins de la part d’écologistes convaincus – à celle du CO2, et donc du pétrole, du gaz et du charbon, ne serait certainement pas une partie de plaisir. Il faudrait en effet, sans aucun doute, augmenter fortement les prix de l’électricité pour couvrir les surcoûts qu’entrainerait un usage massif des énergies renouvelables discontinues, voire celui du captage/stockage du CO2 qui ne sera pas, lui non plus, gratuit…

 

Jusqu’où iraient ces surcoûts et comment serait-t-il possible d’y faire face ? Voilà une question à laquelle  on aimerait avoir des réponses précises qui ne se contentent pas de faire référence à tel ou tel scénario dont le réalisme pourrait être fortement contesté.

 

Au delà de ces questionnements, il faudra aussi que les candidats soient conscients qu'une sortie du nucléaire ne signifierait pas la fin des inconvénients que lui imputent les Verts, notamment ceux liés à la gestion des déchets et au démantèlement des centrales en fin de vie :

 

·         Que faire des déchets nucléaires existants, que ce soit les verres stockés à la Hague, les combustibles usés, les combustibles MOx irradiés ? Il ne s’agit pas seulement d’esquisser des solutions pratiques mais de dire où et comment on envisage de stocker ces déchets.

·         De quelle manière, à quelle échéance et à quel coût seraient démantelés les 58 réacteurs français ?

·         Comment seraient financées ces opérations puisqu’il ne serait plus possible de couvrir leurs coûts par les recettes que procure le bas prix de revient -incontestable- de l’électricité nucléaire.

 

Devront aussi être pris en compte la forte sensibilité et la dépendance de nombreuses industries au coût de l’énergie, dont la hausse inévitable dégraderait  la compétitivité de notre pays et donc l’emploi et le niveau de vie des Français.

 

Les candidat(e)s à la candidature  d’Europe Ecologie - Les Verts se doivent de répondre à ces questions. Avec le nouveau réalisme qu’imposent leurs ambitions, le courage ne leur fera sûrement pas défaut !

 

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