Conférence à La Baule

 

 

Extrait d’Ouest France du 26.04.2010

Un débat très suivi sur l’éolien en mer

Les projets d’éoliennes en mer au large de la côte ont attiré la foule, vendredi. Le débat était plutôt à charge...

La réunion sur les parcs éoliens en mer, qui s’est déroulée vendredi aux Floralies, à La Baule, a accueilli plus de 150 citoyens, professionnels de la mer, riverains et élus. Trois intervenants, Jean-Pierre Pervès, Jean-Luc Ménard et M. Lamoulin, ont su défendre leur opinion sur le sujet, un avis plutôt anti-éolien.

La conférence de Jean-Pierre Pervès « Parcs éolien en mer : une technologie, des limites »
, a permis au public d’avoir des informations techniques sur les éoliennes : comment elles fonctionnent, les éléments techniques qui la composent, leur productivité... Le film, qui a suivi cette présentation, met en lumière la qualité des fonds marins. Présenté par Jean-Claude Ménard, il a une visée écologique qui a interpellé le public.

La démonstration de M. Lamoulin a, elle, été plus virulente contre les projets de parcs éoliens. Le débat qui a suivi a mis en exergue des opinions partagées sur la réunion.

Anne Boyé, conseillère municipale de la minorité à La Baule s’est déclarée « satisfaite de la réunion, les informations données permettent de faire un choix plus concerté en tenant compte de plusieurs éléments, inconnus jusqu’alors. »

Alain Le Gentil, de Guérande a, lui, « regretté qu’il n’y ait pas d’intervenant qui défende des projets éoliens offshore dans une réunion qui prétend être un débat public. »

La présence de Sylvain Benoits, assistant chef de projet pour la société Enertrag, la troisième arrivée dans le projet de parc éolien, a permis de pouvoir poser des questions à un spécialiste du projet. M. Benoits déplore toutefois « le manque d’objectivité : l’instruction dure 5 à 10 ans, les études ne sont pas encore faites et les chiffres avancés lors des présentations restent à discuter. »

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Extrait de Presse Océan du 26.04.2010

La pétition contre le projet d’éoliennes à 15 km des côtes a remporté un franc succès.

Plus de 150 curieux sont venus à la réunion publique organisée par les opposants aux projets.

Pour ou contre ? Telle est la question, comme l’a fait remarquer

Jean-Pierre Perves
vendredi soir, caution scientifique des opposants, et chercheur,
membre de l’association Sauvons le climat.
« Les éoliennes présentent un intérêt réel mais limité. Tout le monde le sait, les pics et creux éoliens seront coûteux à gérer dans une Europe interconnectée. Bref, il n’y a pas de vraies discussions ouvertes à ce sujet ». Dans la salle, il y a les contestataires bien sûr. Ceux qui disent ne pas se prendre pour des justiciers mais qui estiment avoir « leurs mots à dire ». Il y a aussi ceux qui ne savent pas trop comment ni quoi penser de la problématique éolienne, comme Catherine, résidente secondaire à La Baule depuis un an : « Je suis là pour avoir des informations. Je dois avouer que les émissions de CO2 me font très peur mais je m’inquiète aussi beaucoup de l’avenir de notre si beau paysage ».

Controverse sur l’emploi

Au fil de la réunion, les explications se font de plus en plus précises. On parle faune, flore, production d’électricité, nuisances sonores et surtout emplois : « Est-ce vrai que les éoliennes vont créer des emplois ? » demande Jean-Pierre Perves avant d’y répondre lui-même : « Non bien sûr ».

Dans la salle, Ghislain Lemarié, entrepreneur dans la construction aéronautique et membre de l’association Neopolia qui regroupe des entreprises de Nantes et Saint-Nazaire, ne le voit pas de cet oeil-là. En coulisse, il défend : « Tout ce que l’on dit ici sur l’empoi c’est faux. Je suis pour le projet. Les chantiers navals s’écroulent. Il faut saisir l’opportunité et se tourner vers la construction d’éoliennes. À terme, les pales seront construites en France et surtout dans la région de Nantes », assure l’intéressé. Pour l’entrepreneur, il y a une place à prendre pour les éoliennes offshore : « Si on se bat bien, pour une machine construite en France, on va créer 50 à 100 emplois. »

Ailleurs, plus loin

De La Baule à Batz-sur-Mer, jusqu’au Pouliguen, on se bat pour sa côte et son environnement. Pas virulents, les opposants au projet souhaitent simplement qu’on aille construire ces éoliennes ailleurs. Surtout pas sur le plateau de la banche, « un véritable zoo de la faune et de la flore », comparent certains. Les discussions ne font que commencer et le débat risque d’être très long. Même les promoteurs n’envisagent pas ces constructions avant 2017. Mais l’appel d’offres devrait être publié par le ministère fin 2010.

Un entrepreneur : « Tout ce qu’on dit ici sur l’emploi est faux »

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