Une grande climatologue française à la tête des sciences du climat du GIEC

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Le groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) vient d’élire ses nouveaux présidents : le Coréen Hoesung Lee avec comme vice-présidents l’Américain Ko Barrett (USA), le Brésilien Thelma Krug et le Malien Youba Sokona. Les présidents des groupes de travail ont également été élus. Valérie Masson-Delmotte (France) et Panmao Zhai(Chine) co-président le GT1 en charge des éléments scientifiques du changement climatique ; Hans-Otto Pörtner (Allemagne) et Debra Roberts (Afrique du Sud) co-président le GT2 qui traite de ses conséquences, de l’adaptation et de la vulnérabilité au changement ; Jim Skea (Royaume Uni) et P.R. Shukla (Inde) co-président le GT3 qui traite de l’atténuation du changement ; Kiyoto Tanabe (Japon) and Eduardo Calvo (Pérou) co-président l’équipe spéciale pour les inventaires nationaux de gaz à effet de serre.

Avec Valérie Masson-Delmotte, les sciences du climat ont à leur tête une climatologue française de grande renommée internationale, une travailleuse infatigable, dont les travaux  ont été récompensés de nombreux prix prestigieux dont le prix Irène Joliot-Curie de la femme scientifique de l’année 2013 et le prix Martha T. Muse de 2015 décerné par la fondation Tinker pour « Science and policy in Antarctica ».

Directeur de Recherche au laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (LSCE, unité mixte CEA – CNRS – Université de Versailles St-Quentin), elle associe ses propres travaux de recherche incluant des missions sur le terrain avec ses nombreuses autres activités : direction de recherche ; enseignement ; publication dans les plus grandes revues scientifiques ; écriture de livres à destination du grand public, dont certains pour les enfants ; interventions en milieu scolaire, conférences et débats grand public1) ; et sa participation au GIEC depuis son rôle d’auteur principal pour les paléoclimats dans le rapport de 2007 et son rôle de coordinatrice des paléoclimats pour le 5ème rapport paru en 2013.

« Sauvons Le Climat » félicite Valérie Masson-Delmotte pour sa nomination à ce poste de la plus haute importance pour la connaissance scientifique du climat au niveau mondial. Et « Sauvons Le Climat » se réjouit que le CEA ait eu l’intelligence de mettre ses capacités de modélisation et ses outils nucléaires au service de la recherche sur le climat pour laquelle il a su recruter des chercheurs de la qualité de Valérie Masson-Delmotte.

 

 

1) Les participants à l’université d’été de Sauvons Le Climat à Bordeaux en 2014 ont tous en mémoire sa présentation lumineuse lors de la conférence grand public qui précédait nos travaux.

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