Exposé de Gérard PIERRE à l'AG de la SFEN - Dijon le 22 mai 2014

Transition énergétique : mythe ou réalité ?

 

A l’occasion de son Assemblée Générale, la SFEN Bourgogne a invité Gérard Pierre pour une conférence sur ce thème, le 22 Mai 2014.

 

Au cours des siècles, l’homme a utilisé différentes formes d’énergie pour assurer sa survie sur la planète. Les archéologues nous enseignent que la maîtrise du feu se situe entre 790 000 et 400 000 ans avant notre ère. Les Sinanthopes ont allumé et entretenu des foyers sur le site de Zoukoudian en Chine. On a retrouvé 6 mètres de cendres en 4 couches superposées, contenant des charbons, des pierres brûlées et des ossements humains.

 

Au 17ème siècle Denis Papin (1647-1712) conçoit le cylindre à vapeur pour  transformer la chaleur en mouvement. Depuis, les différentes transitions énergétiques  se sont faites avec le développement industriel généré au siècle des Lumières. Ce mouvement intellectuel lancé en Europe au 18ème siècle voulait dépasser l’obscurantisme et promouvoir les connaissances. Des philosophes encouragent la science, et s’opposent à la superstition, à l’intolérance et aux abus des Eglises et des Etats. La France a joué un rôle fondamental avec  Montesquieu, Voltaire, Diderot et pour la science : Bernoulli, Euler, Laplace Lagrange Monge Condorcet, Lavoisier pour la chimie et Cavendish, Coulomb et Volta pour l’électricité.

 

Grâce à la présence du charbon, c’est en Angleterre que se développe la machine à vapeur, à la base de la révolution industrielle. Avec le pétrole, les Etats Unis deviennent la puissance dominante au 20ème siècle. Les deux guerres mondiales de ce siècle trouvent leur cause en partie dans la maîtrise de matières premières et la recherche de la domination en Europe. Puis le pétrole devient un enjeu stratégique. Les chocs pétroliers touchent plusieurs continents. En réaction, la France lance son programme nucléaire, seul capable de lui assurer une indépendance énergétique.

 

Gérard Pierre souligne les défis de ce siècle. Cette courbe indique l’espérance de vie en fonction de la consommation d’énergie par an et par habitant. La France se situe au niveau de 4 tep/an/habitant. La décroissance prônée par certains écologistes aurait  de graves conséquences sur l’espérance de vie, la santé, l’éducation, et ramènerait des fléaux comme les épidémies et les famines.

 

Gérard Pierre : «  il est grand temps de relever les défis d’une transition vers une énergie bas carbone ». Pour assurer un niveau de vie décent à nos descendants, le scénario Negatep de Pierre Bacher et Claude Acket propose des solutions à notre portée. Elles peuvent stopper la croissance des émissions de CO2 qui n’est pas corrigée par les oscillations de la photosynthèse.

                                                                                                          Anne-Marie Goube

                                                                                             

 

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